vendredi 11 février 2011

Chez Paul[E] & Marie

Dans les épisodes passés de ce génial blog, mon co-blogueur dégarni vous a infligé la 3G (génocide gastronomique de gastéropodes), suivi d'une excursion dans le (pauvre) café Riche, un programme bien indigeste me direz vous... je plaisante bien évidemment et je vous invite à nous remettre de tout ça.

Il est donc temps de revenir sur un de nos endroits favoris à Montpellier, le camp de base de l'équipe de votre blog préféré, j'ai nommé "Chez Paul[E]"... Pour ceux qui n'auraient pas lu notre tout premier article, je rappelle que nous aimons bien cet endroit qui vous accueille rue du Pont de Latte, bien connue (non pas pour le fabricant de sommier) mais pour son bar à étudiants et à étudiantes, "Le macadam"... Enfin ça c'était jusqu'à présent, car depuis quelques temps la petite adresse qui monte plus que la rue de "L'U" c'est celle tenue par une main de maitre,celle de Marie-Cécile.

"MC", comme on dit amicalement quand on a suffisamment fréquenté son bistrot; a su donner à son établissement une ambiance "brasserie" très chaleureuse, bonne cuisine classique et efficace, accompagnée de vins habilement suggérés par la maitresse des chaix, pardon, des lieux ! Le tout à tarifs raisonnables,  et rien que ça, dejà, ça vous change de certain bars à vin  rouge où l'on vous confond avec une carte bleue...

A midi vous serez accueilli par Paco,  le bras droit sympa comme tout de Marie. Paco ne vous renseignera pas sur la chute prochaine de la station Mir mais sera de très bon conseil  pour vous aider à comprendre la carte parfois alambiquée qu'il aura patiemment rédigé le matin même..
Le midi, on y vient donc pour déjeuner sur le pouce ou directement sur le  comptoir en zinc patiné. Le soir, l'ambiance est tout aussi amicale mais on prend plus le temps de déguster  quelques verres en refaisant le monde avec des amis ou futurs amis, car la convivialité est aussi de mise ici.

Le vendredi n'est pas forcement le jour du poisson chez Marie mais  parfois celui des Huitres. En effet, environ une fois par mois,ce sont  "les huitres sonores" qui sont au programme... (décidément, cette bestiole gluante me poursuit). Un concept mis au point par la patronne qui consiste à mixer une bourriche et une playlist dans une ambiance survoltée (au minimum du 110).

Sans nous concerter, et à des horaires différents (parce qu'il y en a qui bossent aux aurores le samedi matin), mon co-blo et moi même étions sur place pour la toute dernière édition, et croyez-moi, comme disent les jeunes, chez Paul[E] ce vendredi ça "déchirait" !

Yannick

lundi 7 février 2011

Café 1893... au bon accueil !!!

Dimanche, j'ai ramené à la gare un ami parisien venu passer le week-end dans notre belle ville. Son train était à 14h et comme il faisait très beau, vers midi et demi, nous avons décidé d'aller boire un verre sur une terrasse de la Comédie et  éventuellement d'y grignoter un petit truc.

Là, je ne sais pas ce qui m'a pris, un moment de faiblesse sans doute, je lui ai proposé que nous nous asseyions au Café 1893, plus connu sous le nom de Café Riche, la plus grande terrasse ensoleillé de la place de la Comédie.

Tout un tas de tables étaient libres juste devant le bar, mais c'était trop simple. Un serveur nous a demandé si nous souhaitions déjeuner. Nous lui avons répondu que nous voulions d'abord boire un apéritif et qu'ensuite nous verrions. Comme nous n'étions pas sûr de manger, il nous a orienté vers un coin de la terrasse nettement moins sympathique. OK, ça commençait bien !

Une fois attablés, le sketch a commencé. Deux serveurs hautains ont commencé à nous tourner autour en faisant mine de ne pas nous voir. Le manège a duré plus de 20 minutes. Au bout d'un moment, commençant a être un peu énervé, j'ai réussi à en capter un qui passait par là et il m'a dit : "Moi, je suis en cuisine, je ne sais pas qui doit s'occuper de cette partie de terrasse". Bon...

J'étais de bonne humeur après un excellent week-end et j'ai fait une autre tentative de signe à un serveur qui m'a royalement ignoré. Je ne sais pas vraiment ce qui se passait ce jour là, nous devions puer de la gueule.
Ou alors est-ce la légendaire qualité de service du Midi qui fait dire aux touristes : "Le Languedoc, il y fait beau mais on est vraiment pris pour des cons !". 
Chers touristes, rassurez-vous, même les autochtones se font prendre pour des cons par la plupart des cafetiers et autres restaurateurs de la région. C'est un peu la spécialité d'ici et, visiblement, le Café 1893 s'en est fait le meilleur représentant.

Au bout d'une demi heure de foutage de gueule, nous sommes allés nous installer en face, aux Trois Grâces. Le serveur n'était pas vraiment aimable mais au moins, nous avons réussi à avoir nos verres en moins de 5 minutes.

Merci au Café 1893 de contribuer avec autant de brio à la bonne réputation de notre chère cité.

Yann

lundi 31 janvier 2011

Montpellier : poliquement (in)correct...

Dans mon autre blog, je proposais récemment un billet sur la polémique qui a cours en ce moment au Canada autour de la chanson de Dire Straits, Money for nothing.
Dans les paroles originales, Mark Knopfler utilise le mot "faggot" qui est l'équivalent anglais de "tapette". 25 ans après la sortie de la chanson, cela a dérangé une auditrice canadienne homosexuelle. S'il s'était agi  d'un homme, j'aurais peut-être osé "une tante canadienne"... désolé !
Elle a porté plainte et l'autorité canadienne de régulation des radios et télés a interdit la diffusion de la chanson. N'importe quoi !!!

J’espère que les nord-américains choqués par les paroles de Dire Straits ne viendront jamais dans notre belle ville car, ici, on a une concentration de grandes gueules assez exceptionnelle. Le politiquement correct, c’est pas vraiment notre truc !

A Montpellier, on n’emploie pas le mot "tapette", mais "tarlouze", voire "petite tarlouze", souvenez-vous de Loulou :


Certains essaient de parodier l'attitude provocatrice et le langage fleuri typiquement méridionaux mais pas toujours avec bonheur, souvenez-vous :


Alors, jusqu’où peut aller la provocation sans devenir du mauvais goût ? Question complexe à laquelle je ne me risquerai pas de répondre sur ces pages.

Je conclurai plutôt avec notre Docteur es Provocation, le Maître du politiquement incorrect, le regretté Jojo :


Yann

jeudi 27 janvier 2011

Roulez Barriques !

Roulez ! roulez à St Anne, non pas pour prier mais pour jeter un œil à la drôle d'exposition qui a pris place dans le phare de Montpellier. Celui qui est éclairé la nuit pour guider les naufragés perdus dans l'écusson, j'ai nommé l'église St Anne, patronne des vignerons (par substitution du moins, du 14 janvier au 6 février).

En effet, ce ne sont pas moins de cent barriques au bas mot (sans Barack Obama) que compte la collection du Chateau Puech Haut (ci dessus), propriété viticole de renom située sur la commune de St Drézéry.

J'affectionne cette maison pour diverses raisons, son vin de qualité bien évidemment, mais aussi sa situation géographique bordée par les petites routes qui, c'est bien connu dans l'Hérault, mènent toutes vers le Pic St Loup, un véritable régal en motocyclette ! 
J'apprécie tout autant la démarche intéressante qui a conduit Gérard Bru, le propriétaire avisé des lieux à inviter de nombreux artistes à s'exprimer en utilisant comme support les fameuses barriques.
C'est ainsi que vous pourrez apprécier le travail de Chantal Thomass, Hervé Di Rosa, le caricaturiste Roland Hours, JP Bocaj ou même celui de notre Rémy Gaillard départemental dont la barrique ne m'a franchement pas convaincue...il en reste 99 autres à apprécier sans modération.

A La Votre.
Yannick

lundi 24 janvier 2011

Palavas à vélo... bière au bord de l'eau !!!

Il y a des dimanches où on se dit : "Tiens, j'ferais bien un p'tit tour de vélo, mais sans trop forcer !". 

Yannick et moi avons une solution à vous proposer si vous êtes dans ce cas. Nous avons testé pour vous la piste cyclable qui va de Montpellier (Port Marianne) à Palavas-les-Flots en longeant le Lez. Elle a été refaite récemment, en même temps que les digues qui bordent le fleuve.

J'étais habitué de la pratiquer avant les travaux. Elle était en terre et pas très large et avait un côté un peu "campagne". Et bien, ce n'est plus tout à fait le cas. Elle est maintenant bétonnée ou goudronnée de bout en bout, et très large. Une véritable autoroute pour bicyclettes !

Il y a même un sorte de station d'autoroute au niveau du centre équestre de Lattes pour les promeneurs qui veulent faire une pause en buvant un verre.

Je dois dire que ce que la piste à perdu en charme, elle l'a largement gagné en confort et en sécurité. Et pour deux quadras comme Yannick et moi, désireux d'aller voir la mer sans trop forcer, c'est parfait. 
Nous avons quitté Montpellier vers 13h30 et moins de 30 minutes après, nous étions attablés sur une terrasse, face à la mer, devant deux bières. 

Nous les avons dégustées et nous sommes rentrés à la capitale. Je dois avouer que le retour était un peu plus dur car comme vous le savez, on a toujours le vent dans la gueule en revenant. (c'est la Loi de l'emmerdement maximum ou Loi de Murphy).
Pour un dimanche d'hiver, c'était vraiment un bon plan que nous vous recommandons vivement.

Yann